Anti-effraction

Le verre anti effraction s’utilise en tant que vitrage de sécurité pour retarder voire décourager les intrusions, et pour éviter d’éventuelles blessures en cas de bris accidentel. Il peut être utilisé pour une porte d’entrée, une fenêtre, une baie vitrée, une véranda, une vitrine...

Connu également sous le nom de « verre retardateur d’effraction », il se présente sous la forme d’un vitrage feuilleté de deux ou plusieurs verres assemblés entre eux à l’aide de films transparents hautement résistants (Poly-Vinyle-Butyral, ou gel intumescent). Le verre est ainsi conçu en mille-feuilles, et garde les éclats de verre collés entre eux en cas de casse inopinée. Le verre peut être clair, teinté ou dépoli.

Une large gamme de verres anti-effraction permet de s’adapter à chaque besoin en terme de sécurité. Une classification européenne EN 356 mesure de façon croissante le degré de résistance aux chocs :

  • Les catégories P1A à P5A correspondent à un verre anti projection, protégeant essentiellement contre les jets d’objets (balles, pierres…) ;
  • Les catégories P6B à P8B placent le vitrage dans la catégorie anti effraction. De grande résistance, le verre résiste aux coups de masse par exemple, celui de la classe P8B présentant une performance maximale.

Le verre anti effraction offre de nombreux avantages. Sa forte résistance lui confère des fonctions anti cambriolage, anti vandalisme et de retardateur d’effraction. Il faut ainsi plus de six minutes pour parvenir à le briser, ce qui suffit pour décourager la plupart des cambrioleurs (en moyenne une tentative d’effraction dure trois minutes). En comparaison, un double vitrage peut être cassé en trente secondes. Il protège également contre la quasi-totalité des rayons ultraviolets du soleil (UV), ce qui permet de protéger les objets, meubles et tissus de la décoloration dues à ces derniers. Sa composition lui confère de surcroît une excellente isolation thermique et acoustique.

Ses rares inconvénients peuvent être de gêner l’intervention des pompiers en cas d’incendie, son poids qui complexifie la pose, ou son prix plus élevé qu’un verre classique, mais expliqué par ses nombreuses propriétés.